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Le travail du sol reprend

                                                                                                   Le piochage manuel                                                               La "Boudriotte", début mai 2004   

            

 

  

                                                                                                                                                    Un labour dans les "Caillerets"

 

 

    Le travail du sol dans la région Bourgogne demande beaucoup de temps et de main d'oeuvre. La Bourgogne fait partie des rares régions viticoles dans le monde a avoir une forte densité de plantation (entre 10 000 et 12 000 pieds par hectare). L'avantage de ce mode de conduite est qu'il permet de limiter le nombre de raisins par pied ( 6 à 8), alors qu'avec 3000 pieds par hectare, le nombre de raisins doit être deux à trois fois plus important pour obtenir un rendement équivalent.

 

    De ce fait, limiter ou proscrire l'emploi de desherbants chimiques, ce que nous faisons depuis 5 ans, demande un travail important: les pieds sont rapprochés (plantés un mètre par un mètre), et assez près du sol. Il est nécessaire de labourer lentement ,souvent et sans discontinuer d'avril à août (à l'aide de tracteurs enjambeurs; labourer la totalité de l'exploitation peut prendre 6 à 8 jours) et de piocher à la main les herbes les plus près des pieds qui ne peuvent être atteintes par les charrues. 

    Si ces dernières années sont relativement sèches, une année humide implique que le labour est difficile voire impossible (les herbes peuvent alors dépasser la hauteur des pied et empêcher l'entrée dans la parcelle!). 

 

    Ce travail important, notamment en Bourgogne, participe à un plus grand respect de l'environnement et de la vie des sols de nos terroirs. Il implique néanmoins un coût non négligeable. 

 

 

 

 

La plantation du mois de mars à Chassagne-Montrachet

 

 

La plantation prévue (voir bulletins précédents) s'est bien déroulée. (mi-mars).

Les greffes reçues du pépiniériste  sont plumées (les radicelles sont coupées), puis un trou est fait au pied du jalon, et la greffe y est enfoncée. Un léger tassement au pied permet de reserrer la terre autour de la greffe pour éviter les trous d'air.Les deux trois premières feuilles apparaîtrons courant mai.

 

 

 

 

 

 

Série de dégustations à Londres

 

 

Une série de dégustations à Londres  début avril chez notre importateur nous a permis de constater que le marché britannique est très ouvert aux vins du monde (afrique du sud, australie, chili...) et que la consommation de vin se fait de façon assez courante et décontractée (le verre de vin se boit couramment à la place d'un verre de bière dans les pubs et restaurants).

Les vins de Bourgogne et tout leur fonctionnement de respect naturel des terroirs et des millésimes sont reconnus comment étant très bons mais haut de gamme, et donc ciblés sur des "niches". Ils  demandent un grand travail d'information pour expliquer en quoi ils sont uniques.

 

 

 

 

 

 

Une dégustation dans l'hotel Landmark à Londres

 

 

 

Dans un collège à Oxford 

 

 

 

 et à Cambridge , où la consommation de vin est appréciée autant par les professeurs que par les élèves, qui peuvent midi et soir prendre du vin à table pour leurs repas quotidiens!

 

 

Quelques essais techniques...

 

 

 

 

Nous avons essayé, pour mise au point avant sa mise sur le marché et à la demande du fabriquant, des "écarteurs de fils".

Ce système doit permettre de tenir les deux fils de côté à hauteur et légèrement écartés, afin que la vigne pousse entre ceux çi, et donc soit mieux tenue en attendant qu'on procède aux travaux de palissage. Sans ces écarteurs, les deux fils de côté sont au sol, et un premier passage nous oblige à relever les fils à mi-hauteur manuellement, avant que les branches ne se couchent au sol et ne cassent.

 

 

 

        

Les écarteurs se fixent au piquet

 

 

 

                    A gauche, la vigne se tient plus droite qu'à gauche où les branches se couchent légèrement

 

 

 

 

 

 

 

   A coups de poste à souder, nous avons fabriqué de nouvelles rampes de traitement sur un petit tracteur enjambeur . L'atelier dont nous disposons permet de subvenir aux réparations et à l'entretien de notre matériel.